Les communes populaires de Bruxelles victimes de la stigmatisation
Ce jeudi 10 Mai, la Commune de Molenbeek, qualifiée le plus souvent de "zone de non-droit" a été une fois de plus stigmatisée. Rien d'étonnant si ce n'est que c'est un ministre fédéral, Didier Reynders, ministre des affaires étrangères, qui a commis cette "maladresse".
En effet, lors d'un échangé vif entre ce dernier et le bourgmestre de Molenbeek, Philippe Moureaux. Moureaux, s'adresse à Reynders en disant "Ah voilà l'Afghanistan", il critiquait, en fait, le rapport du ministre affirmant que les voiries wallonnes sont dans le même état que les routes de Kaboul. Les deux hommes ont échangé des "amabilités" pendant quelques secondes, et comme pour mettre fin à ce triste spectacle, Reynders lance la phrase qu'il regrettera plus tard dans la journée: "j'aurais mieux fait d'aller à Molenbeek c'est plus près...".
Les médias n'ont pas perdu de temps. Et en à peine quelques heures, la nouvelles faisait le tour du pays. Le ministre s'en est excusé, mais le mal était fait. Les réactions d'horizons différents ne se sont pas fait attendre. Les autres ministres, notamment Laurette Onkelinx, ont essayé de défendre leur collègue, mais ils ont précisé que cela était une maladresse regrettable.
Alors, si même nos dirigeants considèrent certains coins de Bruxelles comme "étrangers", ne faisant pas partie entièrement de la ville, juste parce que ces quartiers ou commune compte un grand nombre d'allochtone, comment ces habitants pourraient ne pas se sentir mis à part et stigmatisés? comment voudrions nous qu'ils se sentent investis de droits et de devoirs comme tout Belge afin de participer ai bien être de la ville dans son ensemble et des riverains?
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